Millesimes

2010 - Millésime pluvieux, millésime heureux.

700 mm de pluie depuis le début de l’année…après une quinzaine d’année de sécheresse. La nature a repris des forces, des couleurs, les vignes n’ont cessé de pousser avec vigueur.  Une forte pluie mi juin  a installé un climat favorable au développement du mildiou. Du jamais vu. Il a fallu resserrer les cadences de traitements à la bouillie bordelaise, écimer régulièrement ce jusqu’à fin juillet. Le cumul des températures s’est avéré plutôt en dessous de la normale. Juste une pointe de chaleur fin juillet accompagnée d’un fort mistral.

2009 : Diligence

Les vignes ont commencé leur cycle végétatif dans de bonnes conditions . Effectivement, il a plu régulièrement et copieusement de la fin des vendanges 2008 jusqu’au début du printemps 2009. Pas de problèmes d’état sanitaire. Coulure sur le grenache et faible sortie sur les mourvèdres.  L’été fût chaud et sec avec des nuits agréables. Juste une pointe de chaleur fin juillet début août qui a eu pour effet d’accélérer la maturation des raisins. Les vignes ont eu à peine des signes de stress hydrique.

2008 : Caprice des Dieux

L’hiver 2007 fût sec et peu rigoureux . A l’approche du Printemps, un déficit hydrique d’un an et demi, était à déplorer et nous faisant craindre le pire pour la saison estivale. La nature faisant bien les choses : Un épisode très pluvieux en Mai est survenu. Le manque d’eau a été partiellement comblé mais par contre une  forte pression de maladie Mildiou et oÏdium s’est rapidement installée. Une vigilance accrue et des traitements rapprochés (merci Patrice) en Souffre poudre nous ont permis de sortir de la période végétative jusqu’à la véraison sans trop conséquence.

2007 : Etat de grâce

Etat sanitaire irréprochable, épisode de pluie (120 mm) en Juin donnant un coup de fouet à la végétation. Sortie faible de raisins quelque soit le cépage. Malgré tout, le début Juillet fût chaud et sec  avec quelques vignes marquant un ralentissement végétatif. Comme les années précédentes le mois d’août s’est avéré plus frais durant ses nuits, permettant de relancer la maturation des raisins et d’aborder les vendanges dans de parfaites conditions.

2006 : Indigénes

Profil comparable à 2005 pour ce qui est de la pluviomètrie en début d’année, avec une très grosse chaleur fin Mai et une rechute des températures en Juin. Les raisinstrès sains, malgré le manque d’eau ont atteint de belles maturités, permettant d’être vendangés avant le 19/9 (record de précocité). Les degrés ont progressé très rapidement. Il y avait moins de décalage dans la maturité des différents cépages.

2005 : Yin - yang

La première partie de l’année s’est avérée très sèche: 70 mm en cumul de pluie à fin août. Un hiver plutôt froid. Un printemps sans excès de chaleur qui a permis à la vigne de se développer tout en s’économisant. Tout comme 2004, les nuits d’août étaient fraîches. La période des vendanges a été quant à elle, ponctuée par des pluies. Les premières pluies ont été bénéfiques pour la plante sans causer de tord à la récolte. Nos vendanges se sont terminées plus tard que les années précédentes (29/9)  et avant les dernières pluies plus ennuyeuses.

2004 : Fruits de montagne

Petite pluie salutaire début août . Pas de grosses chaleurs comme en 2003. Alternance nuit fraîche et journée chaude jusqu’à septembre, occasionnant des apports d’humidité venant de la mer. Vendanges superbes et arômatiques pour tous les cépages. Pas de degrés trop élevés et vins avec beaucoup de fraîcheur, avec un travail d’extraction tannique minimum par remontage. Les arômes épicés du Mourvèdre accompagné d’un fruité aux notes de myrtille peu banal se sont révélés.

2003 : Canicule

Grosse chaleur l’été, soutenue dès le mois de juin. Les Grenache vont souffrir et pour certains perdre des feuilles. On assiste à des blocages de maturité. La charge des vignes est plus conséquente que d’habitude. Les Cinsault et les Mourvèdre supportent mieux la chaleur. Les raisins blancs doivent être ramassés tôt pour préserver l’acidité naturelle. Malgré des grappes d’un état sanitaire superbe, la récolte est quelque peu décevante sur le coup, en terme d’extraction de couleur et d’arômes. La vinification a dû être douce pour ne pas extraire trop de tannins secs en Rouge.

2002 : 22 septembre, la bascule

Désir d’un millésime pluvieux après un été à nouveau sec et la succession de 2 millésimes haut en degré. Vœux exaucé, épisode de pluie tout le début de Septembre, changeant ainsi l’allure du Millésime. Bascule le 22 septembre avec l’arrivée du mistral, facilitant les vendanges des derniers Mourvèdre. Rendements ridicules de 23 hl/ha. Toute petite récolte avec vins à degré plus normaux, tout en fruit ! Rouge plus facile à boire.

2001 : Odyssée de l’espace

Lourde actualité entre les feux sur le Camp du Castellet et la chute des tours à New-York. Proche du millésime 2000 mais un cran au dessus pour les maturités phénoliques et les degrés des rouges flirtant avec les 15,4. Vins superbement généreux aromatiquement, sans lourdeur. Le blanc et le Saint Ferréol garderont un peu de sucres résiduels, donnant une patte particulière aux vins. Surmaturité des Grenache du Clos des Aïeux à 22° potentiel avec élaboration d’un vin naturellement doux, le " d’ici ". 

2000 : Confiture

La forte pression d’oïdium dans les vignes, le vent , la chaleur de l’été et les petits rendements ont amené les raisins à des degrés jamais atteints. Pour le coup d’envoi des vendanges : 16°  potentiel dans les Cinsault du Clos des Aïeux. Par rapport aux années précédentes, on observe un décalage entre la concentration en sucre élevée des raisins (passerillage) et leurs maturités physiologiques (pépins encore verts et anthocyanes pas totalement synthétisées). Un dilemme s’installe pour le choix de la date des vendanges : sur quel paramètre se baser pour décider de la bonne « maturité » ?

1998 : Magique

Année idéale, sans trop de rendements avec une montée en puissance synchronisée des degrés et des maturités phénoliques. Vendanges réalisées à l’optimum, sans pression quelconque de la météo. Résultats offrant rondeur, amplitude, masse tannique et fruit superbe sur les rouges. Pas d’érafflage sur le Mourvèdre. Incorporation de 10% de carrignan dans le Saint Ferréol et élevage en foudre de 35 hl de ce dernier. 

1997 : Eté indien

Charge des vignes assez importante et notamment sur les Mourvèdre : nécessité d’un effruitage. Millésime tardif. Importante pluie fin Août suivie d’une forte chaleur, une pression de pourriture grise est à noter sur les Cinsault les plus précoces . Les vendanges seront précipitées pour éviter trop de tris. Les Grenache ont beaucoup coulé, la vendange repose essentiellement sur les cépages tardifs comme le Mourvèdre et la Clairette. Un été indien s’installe durant le mois de Septembre. Les raisins mûrissent lentement comme rarement donnant un profil soyeux tout particulier  aux vins.

1995 : Carré

Changement d’œnologue-conseil : Daniel Abrial. Millésime un peu comme 1991 avec pari sur la pluie qui s’est installée en fin de période de vendanges.Taille des grains de Mourvèdre comme des petits pois. Plus grande prise de risque sur  les maturités des raisins et saignée sur les Rouge. Rouge classique puissant avec un degré de 13, concentré avec un beau potentiel. Saint Ferréol assez austère, élevé en demi-muids.

1994 : Innocence

Arrivée d’Antoine Pouponneau, tout juste sorti de son BTS viti-oeno et plus grande implication d’Agnès dans les vinifications (enceinte de 6 mois de Timothée ). Vinification  marquée par de petits rendements, à nouveau, vendanges chahutées par des pluies très fréquentes. Tri des Mourvèdre en fin de période. Vinification  des plus simples et les vins résultant sans emphase mais justes. Pas de Saint Ferréol. Pas de macération sur les clairettes et pas d’apport de bois dans l’élevage du blanc. Rosé et Rouge très fruités et charmeurs, seront plus vite accessible.

1991 : Abrégé

Petite récolte, pari sur la climatologie. Vendange précipitée avant le rideau de pluie. Maturité limite mais plutôt en notre faveur grâce à un terroir à forte personnalité.
Prix des longues gardes à la Fête du Millésime de Bandol.

1990 : Coup de feu

Il se veut ambitieux. Tout juste embauché, Thierry Puzelat se met aux commandes de la vinification. Quelques modifications dans la cave, avec l’apport du froid, l’accent est mis sur le Rouge/Rosé. Thierry (à peine sorti de son gamay natal de Touraine) recherche l’extraction pour le rouge et la complexité pour le blanc (macération à froid sur les clairettes, 10% de barrique neuve). Agnès Henry, bien novice se contente d’observer et de gérer les vendanges.